3 façons de réduire son empreinte écologique durablement

Alors que le jour du dépassement ne cesse d’avancer, il est temps de prendre des décisions radicales pour réduire son empreinte écologique. Mais qu’est-ce que c’est, l’empreinte écologique ? Et quelles solutions pour la réduire considérablement ? Nous vous partageons aujourd’hui 3 façons de la faire durablement en changeant à la fois votre façon de consommer, de vous alimenter et de vous déplacer.

Qu’est-ce que l’empreinte écologique ? Explications.

L’empreinte écologique désigne le poids et la pression que l’homme fait peser sur l’environnement. Il s’agit en réalité de calculer les émissions de gaz à effet de serre liées à notre mode de vie et à notre consommation. À titre d’exemple, si un jour, vous preniez la décision de vous exiler sur une île déserte, quelle devrait être la taille de cette île pour vous permettre de combler tous vos besoins essentiels et vivre en autarcie ? Ce résultat, c’est l’empreinte écologique que vous pesez.

Grâce à cet outil, il est possible de savoir combien de temps l’île pourra supporter votre présence avant de s’épuiser. Il permet en outre de savoir quel serait le juste partage des ressources pour que vous puissiez continuer de vivre sur cette île, tout en respectant le renouvellement des ressources.

Dans la vie réelle, l’empreinte écologique permet de comprendre l’impact des hommes sur la planète et l’environnement. Nous sommes aujourd’hui en mesure de calculer la quantité de ressources naturelles consommées par chaque homme ou entreprise, dans chaque pays. C’est également ainsi que l’on sait que, si chacun d’entre nous avait le mode de vie d’un Américain lambda, il faudrait environ 5 planètes pour nous nourrir, nous habiller ou encore nous loger.

Quels éléments sont pris en compte dans le calcul de l’empreinte écologique ?

Deux éléments entrent en compte dans le calcul de l’empreinte écologique : la biocapacité et l’activité humaine. Ces mesures sont calculées en hectares, puis converties en hectares globaux.

Pour ce qui est de la biocapacité, on va ici s’intéresser aux capacités globales actuelles de la planète à répondre aux besoins des humains. Il s’agit de savoir combien d’eau, de terres et de matières premières la planète a encore la potentialité de nous fournir sans s’épuiser. Pour ce faire, il est nécessaire de répertorier toutes les surfaces bio productives : rivières pour l’eau, champs pour les ressources alimentaires, forets pour la matière première bois, etc. Également, on ajoute à ce calcul son aptitude à traiter nos déchets et à les régénérer.

Pour ce qui est de l’activité humaine, on va ici s’intéresser à la consommation journalière de ressources et au nombre de déchets générés par l’homme. Il s’agit de prendre en compte les habitudes de consommation, l’alimentation, la mobilité, le type de logement et sa consommation… D’autres valeurs entrent aussi en compte dans ce calcul. Par exemple, il est intéressant d’estimer l’impact carbone du numérique puisqu’il n’est pas voué à disparaitre, mais plutôt à devenir un facteur majoritaire de notre impact carbone.

Comment réduire son empreinte carbone au quotidien : 3 pistes à privilégier

Piste 1 : réduire son impact carbone par l’alimentation

Il ne s’agit pas ici de vous vendre un régime sans viande ni sans produits d’origines animales, mais plutôt de vanter le mérite d’une alimentation raisonnée, locale et de saison. En effet, le problème majeur de notre génération n’est pas la surconsommation de viande, mais bel et bien notre mauvaise habitude à vouloir manger des tartes aux fraises en hiver ou des clémentines en été. Certes, les grandes surfaces n’aident pas à limiter la consommation en proposant des rayons toujours plus variés. Mais il faut savoir que la majorité de ces fruits et légumes ne sont ni frais, ni locaux, ni de saison. Ils ont probablement fait plus de kilomètres en avion pour atterrir ici que vous n’en ferez jamais tout au long de votre vie.

Cela dit, passons à la consommation de viande. Assurément, la viande est un élément de base de beaucoup d’habitude alimentaire. Néanmoins, sachez que lorsque vous mangez du jambon sous vide ou encore des steaks hachés surgelés, la masse des produits de synthèse est probablement plus élevée que le taux de viande du produit fini. L’idée ici est de réduire la consommation de produits transformés pour revaloriser la qualité des viandes vendues dans les commerces de proximité. Réduire sa consommation de viande en privilégiant la production des éleveurs locaux, c’est réduire considérablement son empreinte carbone, ses déchets et valoriser l’agriculture et les éleveurs français. À titre informatif, n’oublions pas que la production d’un kilo de viande consomme autant de ressources que la production de kilos de tomates, pour un même laps de temps.

Piste 2 : réduire son empreinte carbone en changeant ses habitudes de consommation

Les hommes ont souvent très peu conscience de la quantité d’eau ou d’électricité qu’ils consomment. Pourtant, n’importe quel simulateur en ligne vous indiquera assurément que c’est en excès. Chargeur branché toute la journée, robinet ouvert pendant le brossage des dents, machine à laver qui tourne à 90 °C pour du linge à peine porté… La liste des petits gestes pour limiter les consommations d’eau et d’électricité est longue, mais elle débute par du bon sens. En effet, en réduisant votre consommation, vous ferez sans aucun doute de très grandes économies sur vos factures d’énergie.

Également, il est plus que jamais nécessaire de privilégier des électroménagers durables et pourquoi pas de seconde main. Certes, il faut faire attention dans vos achats : non, ce n’est pas un geste éco-responsable que d’acheter une machine à laver des années 70 dans un dépôt-vente. Elle consommera très certainement deux à trois fois plus de courant et d’électricité qu’un appareil neuf. L’idée ici, est de privilégier du matériel de proximité (France, Allemagne), de qualité (minimum A, voire A +) et pourquoi pas pensé avec des matériaux recyclables. Pour réduire la consommation de ces appareils, faites-les fonctionner au maximum pendant les heures creuses.

Piste 3 : réduire son empreinte carbone en revoyant sa façon de se déplacer

La question de la mobilité est complexe. Il est demandé à tous de faire des efforts quant à l’achat de véhicule électrique ou hybride sans offrir les meilleures conditions d’accès (prix et installations). Également, on insiste sur le fait que les transports en commun sont la solution à tous les maux sans préciser qu’en zone rurale, il ne passe que deux fois par jour en dehors des horaires classiques d’embauche de n’importe quel salarié. Comment trouver le compromis idéal entre économies, écologie et mobilité ?

En ville, la question ne se pose pas. Les solutions offertes par les métropoles sont suffisamment nombreuses pour que l’usage de la voiture soit limité. Encore faut-il que les urbains abandonnent la voiture au profil des transports en commun ou des vélos/trottinettes électriques personnels ou en location. En règle générale, on tient compte de cette règle : pour moins de 30 minutes de trajet ou moins de 10 km parcourus, privilégiez les transports électriques et les transports en commun. La voiture n’est clairement pas justifiée. À New York, une étude est menée chaque année sur un même itinéraire. Résultat : le vélo met 16 minutes à arriver à destination, contre 22 minutes pour un véhicule. Sans compter le stationnement.

Pour ce qui est des campagnes, l’option vélo électrique s’avère être l’une des meilleures options pour les personnes travaillant dans la ville ou le village, et même pour ceux à moins de 20 minutes des limites de l’endroit. Vient ensuite le covoiturage. Généralement, les offres d’emploi des petites villes et des villages sont centralisées dans la même zone. La probabilité qu’un voisin effectue le même trajet est élevée. Encore faut-il que les ruraux apprennent à l’utiliser et à réaliser les économies possibles avec cette solution de mobilité partagée.

Pour compléter vos efforts et assument réduire votre impact carbone, savez-vous comment éviter la fast fashion, le fléau des nouvelles générations ? L’upcycling est l’une des nouvelles tendances du moment.