Astuces pour une cuisine zéro déchet

En tant qu’acteur de l’économie circulaire et linéaire, vous avez le pouvoir de contrôler les aliments qui composent votre assiette. Alors, pourquoi ne pas tendre vers une consommation plus respectueuse de la planète, tout en protégeant votre propre santé ? Voici quelques astuces pour faire un premier pas vers le zéro déchet dans votre cuisine.

1# Favorisez l’achat en vrac et les bocaux en verre

Le premier geste à adopter pour réduire ses déchets en cuisine est bien évidemment l’achat de vos courses en vrac. Depuis quelques années, les épiceries en vrac fleurissent à tous les coins de rue et vous offrent l’occasion de choisir vous-même la quantité et la qualité des produits que vous consommez, de façon souvent locale et économique. De plus en plus, les partenariats se multiplient et ces épiceries sont à même de vous proposer à la fois des produits secs, des produits frais, des produits d’hygiène, d’entretien et beauté, des produits pour bébé, mais également de la viande et du fromage, des boissons et spiritueux, des huiles et condiments, du pain frais, du miel et des tartinades… Bref, tous vos consommables préférés sont susceptibles de se trouver dans une seule et même boutique. Pensez à apporter vos propres sacs réutilisables !

Pour vous aider à vous lancer, la plupart de ces épiceries mettent à disposition des contenants réutilisables, parfois gratuitement, d’autres fois sous consigne. L’idéal est tout de même de se procurer ses propres bocaux en verre afin d’assurer une conservation à long terme sans se soucier d’une attaque de mites alimentaires ou d’une perte de qualité des produits due à une mauvaise préservation, ce qui engendre du gaspillage. 

2# Privilégiez les produits locaux et de saison

Faire le choix de ne consommer que des produits locaux et de saison, c’est contribuer à réduire l’impact environnemental de son assiette. En effet, les légumes et aliments consommables importés peuvent parcourir des milliers de kilomètres avant de terminer dans nos cuisines. Les transports sont responsables d’une grande partie des émissions de CO2 en France : on parle ici de millions de tonnes de gaz à effet de serre. Contrairement à la pollution générée par la consommation de masse d’aliments hors saison, le local contribue à la fois à préserver la qualité des produits, mais aussi à créer un nouveau dynamisme dans le circuit court, et de cette façon à créer de nouveaux emplois nécessaires pour les exploitations impliquées.

Renouer avec le rythme des saisons, c’est donc à la fois un moyen de soutenir l’économie circulaire et locale (le producteur vend au juste prix puisqu’il y a moins d’intermédiaire et de transport), une façon de protéger la planète (en réduisant donc les coûts d’acheminement et de transformation)et d’engendrer une redécouverte des saveurs (les fruits et légumes récoltés et commercialisés en 24 heures regorgent de vitamines et minéraux).

3# Trouvez vos alternatives écologiques et durables

Couverts, assiettes, gobelets et pailles en carton ou en plastique font partie de notre quotidien. Pourtant, ils étouffent silencieusement notre planète. D’après une nouvelle étude de l’Université de Newcastle, un être humain pourrait ingérer environ 5 grammes de plastique chaque semaine soit l’équivalent de la quantité de microplastiques contenue dans une carte de crédit.

Pourtant, il est simple de réduire drastiquement sa consommation de plastique en considération des nombreuses alternatives réutilisables proposées depuis les dernières décennies. Par exemple, pourquoi ne pas remplacer ses ustensiles de cuisine par des matériaux écologiques et durables ? Vaisselle en bois, feuilles d’emballage à la cire d’abeille, lingettes microfibres, paille et bouteille en inox : les alternatives écologiques sont nombreuses. Alors que le bois est un matériau sain, bon pour l’environnement et compostable, le plastique est pourvu de bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien réputé pour être cancérigène et surtout composé de particules non désirables (comme le pétrole). Entre plastique et bois, la question ne se pose même pas.

4# Installez un composteur pour vos déchets

Que vous disposiez d’un jardin ou non, vous pouvez composter vos déchets organiques de votre cuisine. Peu encombrant, pas odorant et parfois même esthétique, l’ajout d’un composteur à votre cuisine est une nouvelle étape vers l’écoresponsabilité et la réduction de déchets. Un composteur d’appartement est très facile à entretenir à condition de comprendre la composition de vos déchets organiques. En effet, contrairement à un composteur de jardin, vous devez préserver votre appartement des mauvaises odeurs et moisissures éventuelles.

Pour cela, il suffit de ne composter que des déchets organiques (épluchures de légumes, fruits et légumes plus consommables, coquille d’œuf, pains, fromages, feuilles de thé, marc de café, cendres de bois, plantes et fleurs fanées, papiers et cartons non imprimés…). En quelque temps, les déchets organiques se transforment en véritable engrais pour le jardin et les plantes. Le compost améliore la structure du sol et l’enrichit en matière organique sans pour autant détruire les micro-organismes importants pour garder les plantes en vie. Si vous n’avez ni plante ni jardin, il existe de nombreux groupes d’entraide pour donner/échanger/partager vos compostages. Par ailleurs, de nombreuses villes suivent le mouvement en installant elles-mêmes des composteurs en bas de votre immeuble ou dans vos rues. Renseignez-vous auprès de votre mairie !

Avoir une cuisine zéro déchet est un processus qui demande de changer ses habitudes et sa façon de consommer. Mais il faut garder en tête qu’une fois lancez, vous ne retournerez pas en arrière et finirez même par vous intéresser aux façons de recycler vos épluchures de fruits et légumes. L’important, c’est de le faire à son rythme, lorsqu’il s’agit de la réduction des déchets : les petits gestes comptent.